ton chemin, mon chemin se métissent

Thématique du treizième festival

ton chemin, mon chemin se métissent

Être vivant.e, c’est se laisser porter, partager la route, partager la joie, bâtir ensemble. C’est demeurer disponible au jaillissement du mystère, de l’inconnu, de la révélation, et de la (re)connaissance de soi à travers les autres. C’est provoquer la rencontre, par laquelle on convoque la magie et s’ouvre à l’inespéré. 

Cette rencontre peut se faire à travers une œuvre, un.e artiste, une culture. Elle peut aussi se déployer dans l’hybridation des pratiques, la multidisciplinarité des œuvres, la fusion des démarches et des univers artistiques.

La rencontre peut être furtive ou s’inscrire dans un accompagnement et des échanges de longue durée. Elle permet de marier les univers, de se nourrir mutuellement, de se renouveler et de se fortifier. Les expériences créatives collectives, la pluralité des voix, les imaginaires métissés, tout cela contribue à l’ouverture vers tous les possibles, à ces autres façons d’appréhender le monde et de le réinventer. Ce qui est issu de toute rencontre continue à vivre, perdure. La rencontre est promesse d’avenir. La rencontre est une danse vers l’autre, avec l’autre, un mouvement partagé vers un nouvel horizon.

Les voix marchent ensemble1, les chemins se métissent.

Isabelle Forest
Responsable de la direction artistique et de la programmation

 

 

L’intitulé de la 13e édition du festival Québec en toutes lettres est un vers tiré du recueil J’ai un arbre dans ma pirogue de Rodney Saint-Éloi, paru en 2004 chez Mémoire d’encrier.

1Passage inspiré du vers « ta voix, ma voix marchent » tiré du même recueil de Rodney Saint-Éloi.